*
*
Je ne savais pas pourquoi j’étais là. Vraiment.
J’aimais lire, dessiner, peindre.
J’aimais le graphisme en général.
J’aimais le stylisme, la fabrication de bijoux.
J’aimais l’Art.
Et je me retrouvais ici, dans un amphi bondé, en plein milieu du campus sciences.
C’était bien ma veine!
Quand j’avais su que je ne pouvais pas m’inscrire en mise à niveau en arts appliquées grâce à ma merveilleuse conseillère d’orientation dont les deux neurones n’avait pas voulu se connecter pour moi, j’avais été très déçue.
J’avais songé à aller en fac de lettres, faire de la psycho.
Oui mais non une gentille fille qui sort du lycée avec un bac S ça fait sciences m’a-t-on dit.
J’ai même eu le droit à des remarques du genre « La fac de lettres c’est pour les paumés »
« La fac de lettres y a que les nuls qui y vont »
Quelle manie ces scientifiques ont de se sentir supérieurs. Mais entre nous, c’est juste un subterfuge. La littérature, ils n’y comprennent rien. Ce n’est facile pour eux que parce qu’ils ne saisissent que le sens premier… Si si vous savez celui destinés aux enfants…
Bon la bio me plaisait tout de même, mais de là à passer ma vie dans un labo…
J’en étais là dans mes réflexions quand un prof ( en retard ) est sorti de nulle part pour nous parler de l’esprit chaleureux de la fac. Tellement chaleureux que le chauffage n’existait pas dans la plupart des bâtiments.
Le campus me semblait immense, terne et impersonnel. J’étais parti pour un an en fac des sciences, moi, la littéraire…
TO BE CONTINUED






